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Franchises médicales : pourquoi les plafonds peuvent désormais atteindre 140 € par an

Médicaments, carnet et calculatrice sur une table

Une retenue sur un remboursement peut être difficile à comprendre lorsqu’elle apparaît après les soins. Depuis le 1er octobre 2026, les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires sont passés à 70 € chacun. Pour les assurés concernés, leur total peut donc atteindre 140 € sur l’année. Ce montant n’est pas une somme automatiquement facturée à toute personne affiliée.

Le rappel de Service Public publié en septembre distingue les deux mécanismes et les exonérations. Comprendre cette séparation évite de lire « 140 € » comme une nouvelle franchise unique appliquée à chaque dossier de santé. Les retenues dépendent des soins concernés et de la situation de l’assuré.

Deux compteurs à ne pas mélanger

La franchise médicale porte notamment sur les médicaments, certains actes paramédicaux et les transports sanitaires. La participation forfaitaire concerne certaines consultations et actes médicaux ainsi que des examens. Les deux catégories suivent leurs règles et leurs plafonds propres.

Atteindre l’un des plafonds ne signifie donc pas avoir atteint l’autre. Pour vérifier un décompte, commencez par identifier la nature de la retenue. Le relevé détaillé est plus utile que le seul montant versé sur le compte bancaire.

Un remboursement inférieur à ce que vous attendiez peut appeler une explication ; il ne permet pas, à lui seul, d’en déduire une erreur.

Le tiers payant n’efface pas ces sommes

Ne pas avancer certains frais lors d’un soin et ne rien devoir au titre des franchises sont deux situations différentes. L’Assurance Maladie explique dans son dossier sur le paiement de ces retenues qu’elles peuvent être réclamées aux assurés en tiers payant, selon les modalités prévues.

Si vous recevez un avis de somme à payer, rapprochez-le de vos relevés et des soins indiqués. Utilisez ensuite les moyens de contact et de paiement officiels de la caisse. Un message inattendu comportant un lien ne doit pas devenir votre seul point de vérification.

Une prise en charge à 100 % ne répond pas à toutes les questions

Le vocabulaire peut créer une autre confusion pour les personnes en affection de longue durée. Le « 100 % » de l’ALD porte sur la base de remboursement dans son cadre propre, et ne signifie pas la disparition de toutes les dépenses ou retenues possibles.

La fiche ameli consacrée à l’ALD exonérante précise notamment que franchises et participations peuvent rester à charge. Pour votre situation, vérifiez les droits applicables avec la caisse plutôt que de conclure à partir de la seule mention « 100 % ».

Des exonérations existent

Service Public rappelle que certaines catégories de personnes ou certains soins relèvent d’exonérations. La couverture par la Complémentaire santé solidaire, l’âge ou la période de grossesse peuvent notamment compter dans les conditions prévues. La liste et les modalités doivent être consultées dans les informations officielles correspondant à votre situation.

Si vous pensez qu’une exonération n’a pas été prise en compte, préparez les éléments permettant à la caisse d’examiner la retenue : date du soin, relevé concerné et justificatif de droits pertinent. Ne modifiez pas un document pour tenter de corriger vous-même le calcul.

Vous pouvez tenir un petit suivi des questions déjà posées à la caisse et des réponses reçues. Indiquez la date de l’échange et les références utiles, sans recopier inutilement des informations médicales dans plusieurs documents. Si vous contactez de nouveau le service, vous pourrez préciser ce qui a déjà été expliqué et ce qui reste à vérifier. Cette méthode aide à avancer sur le point concret du dossier, plutôt que de recommencer chaque fois par une interrogation générale sur l’ensemble des remboursements.

Comment préparer une demande d’explication

Notez le montant qui vous interroge, la date du remboursement et la ligne du relevé correspondante. Une question précise permet de distinguer plus rapidement un décalage de perception, une retenue différée ou un élément nécessitant un contrôle.

Notre guide pour rassembler les informations avant un échange médical peut inspirer cette préparation administrative : classer, dater et formuler les questions. Le bon interlocuteur pour le calcul de vos droits reste votre caisse.

Le changement d’octobre porte sur deux plafonds annuels, pas sur une cotisation identique pour tous. Pour comprendre ce que vous payez réellement, partez du relevé détaillé et de votre situation. Cette vérification donne une réponse plus utile qu’un chiffre global sorti de son contexte, et permet de demander une correction ou une explication au bon endroit si nécessaire.

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