Le 1er novembre 2026 marque un changement dans le plafond utilisé pour calculer certaines indemnités journalières en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. La date et la nature de l’arrêt sont centrales : cette mesure ne doit pas être présentée comme une baisse uniforme de tous les revenus de toutes les personnes actuellement en arrêt.
La présentation de Service Public sur le nouveau plafond des indemnités AT-MP, publiée le 8 octobre, précise que la mesure concerne les arrêts survenant à compter du 1er novembre. Elle indique un plafond équivalent à 1,8 fois le Smic et évoque une baisse des IJSS pour les salaires bruts au-dessus de ce niveau. Un complément employeur peut intervenir lorsqu’un maintien de salaire est applicable.
Le montant versé par l’Assurance maladie n’est pas toujours le revenu total maintenu
Pour comprendre une variation, il faut identifier les différentes lignes. Indemnités de la caisse, éventuel complément employeur et organisation de la paie ne désignent pas le même mécanisme. Le total perçu ne se déduit pas d’un seul chiffre national sans examiner le dossier.
C’est pourquoi un titre annonçant simplement « vos indemnités baissent » peut être trop général. Deux salariés peuvent avoir des situations différentes selon leur rémunération, l’arrêt concerné et les règles de maintien applicables.
Un plafond n’est pas un montant identique versé à chacun. Il intervient dans un calcul. Avant de comparer une somme reçue avec celle d’un collègue, il faut donc vérifier que les situations et les périodes sont réellement comparables.
La date à regarder est celle du nouvel arrêt concerné
Service Public indique une application aux arrêts survenant à compter du 1er novembre. Pour une situation déjà en cours, une prolongation ou un dossier complexe, il vaut mieux demander une confirmation à la caisse plutôt que déduire soi-même le traitement de cette seule formule.
Gardez le document initial, les prolongations et les relevés de paiement dans un même dossier. Si une somme paraît différente, la chronologie permettra de poser une question précise : quelle période a été indemnisée et quelle base a été retenue ?
La date du virement ne suffit pas à identifier la règle appliquée. Une somme reçue en novembre peut correspondre à une période antérieure ou à une régularisation. Le relevé détaillé aide à éviter une conclusion trop rapide fondée uniquement sur le jour où l’argent apparaît sur le compte.
Un échange séparé avec la paie peut être nécessaire
Lorsque l’employeur intervient dans le maintien de rémunération, demandez au service de paie comment les lignes s’articulent. Le professionnel de santé qui prescrit un arrêt n’est pas nécessairement l’interlocuteur capable d’expliquer le détail d’un bulletin de salaire.
Préparez la question avec les documents concernés et un écart identifié. « Je constate telle somme pour telle période » sera plus facile à examiner qu’une demande générale sur l’ensemble de la réforme. Évitez d’envoyer un dossier médical complet si l’explication recherchée porte seulement sur un calcul de paie.
Conservez la réponse et, si une correction est annoncée, la période à laquelle elle devrait apparaître. Cela permet de suivre le dossier sans recommencer la même explication lors de chaque échange.
Si une autre personne vous accompagne dans les démarches, assurez-vous qu’elle dispose des références utiles et de votre accord pour les échanges concernés. Une aide pratique ne nécessite pas forcément de diffuser l’ensemble de vos informations de santé.
Le suivi administratif doit rester distinct du suivi médical
Une interrogation sur les revenus ne doit pas conduire à modifier seul la durée d’un arrêt ou les soins prescrits. Les décisions médicales reposent sur votre état de santé et se discutent avec les professionnels concernés.
Notre article sur les informations à réunir avant une consultation aide à préparer ce versant du suivi. Vous pouvez y noter les difficultés pratiques rencontrées tout en gardant les questions de calcul pour les organismes compétents.
L’actualité de ce dimanche appelle donc une vérification du dossier, pas une conclusion identique pour tout le monde. Identifiez la nature et la date de l’arrêt, distinguez les versements et demandez la base de calcul si un montant vous surprend. La source officielle donne le cadre du changement ; votre caisse et votre employeur peuvent expliquer son application concrète à votre situation.